Ecole de Dakar

Le peintre Mor Faye exposé à New York

Publié le Mis à jour le

La galerie Skoto, située en plein cœur de Chelsea, le quartier des arts de New York, abrite depuis le 26 janvier – et jusqu’au 11 mars – une présentation de l’œuvre de l’artiste peintre sénégalais Mor Faye (1947-1984).

mor-faye

« C’est sans doute un événement historique, car c’est bien la première fois qu’une exposition posthume d’un peintre Sénégalais a lieu sur le territoire américain », relève un communiqué des organisateurs, précisant que l’exposition est coordonnée par l’avocat et collectionneur sénégalais Bara Diokhané et la galerie Skoto. Le texte ajoute que cette initiative sera accompagnée d’un catalogue comprenant des essais des professeurs Souleymane Bachir Diagne, Samba Diop, Judith Rottenburg, entre autres.

« Alors que le débat sur l’existence d’un art contemporain d’Afrique n’est plus de mise car rendu désuet par la présence de plus en plus prépondérante de l’Afrique et sa Diaspora dans le discours et la pratique de l’Art actuel, il est opportun de ramener au-devant de la scène l’œuvre du précurseur Mor Faye », indiquent les organisateurs.

Ils rappellent que, « déjà en 1966, á l’âge de 19 ans, (Mor Faye) faisait partie des 10 artistes qui avaient représenté le Sénégal au Premier Festival Mondial des Arts Nègres’’. Par ailleurs, ‘’neuf années après sa mort, Mor Faye représentait le Sénégal á la 45e édition de la Biennale de Venise en 1993 ».

La note souligne les « heureuses coïncidences » que constituent la décision du président sénégalais Macky Sall de déclarer 2017 ‘’année de la Culture’’ et la célébration des vingt-cinq ans d’existence de la galerie Skoto.

Né à Dakar le 26 mars 1947, Mor Faye est décédé le 6 novembre 1984.. Il fait partie de la première génération d’artistes ayant contribué au mouvement né au début des années 1960, et connu sous le nom d’’’Ecole de Dakar’’, dirigée par le peintre Iba Ndiaye, décédé en 2008. Faye est l’auteur de plus de 800 tableaux.

Photos : Bara Diokhané

Aboubacar Demba Cissokho

Dakar, le 3 février 2017

 

Exposition d’Ibou Diouf : regard prospectif dans le rétroviseur

Publié le Mis à jour le

L’artiste-peintre Ibou Diouf a déclaré que, Du sommeil au rêve, l’exposition de ses peintures qui se tient du 14 au 24 décembre 2016, à la Galerie nationale d’art, à Dakar, est un hommage à « tous les pionniers qui ont contribué à asseoir la réputation du Sénégal comme pays de culture ».  

affiche-exposition

« L’idée est de remercier le pays sur le plan culture, de rendre hommage à toutes les personnes qui ont contribué à cette démarche, les pionniers, les personnes qui ont continué à aimer, à soutenir la culture dans ce pays », a-t-il indiqué dans un long entretien qu’il nous a accordé le mardi 13 décembre 2016, à son domicile, à Cambérène.

Diouf a évoqué, entre autres, la mémoire de « (ses) deux académiciens » – Léopold Sédar Senghor (1906-2001) et Ousmane Sow (1935-2016), de Papa Ibra Tall (1935-2015) ainsi que d’autres artistes ayant fréquenté, comme lui, la section ‘’Recherches Arts plastiques nègres’’ de l’Ecole des Arts de Dakar.

« Evidemment, il y a des absents, c’est-à-dire tous ces amis que j’ai connus et qui ont vécu le Festival mondial des Arts nègres, en 1966 », a-t-il ajouté, relevant que le contenu de l’exposition « tourne autour du cosmique, des croyances, des religions et surtout des doutes de ce pays ».

Pour lui, « c’est confus, aujourd’hui au Sénégal, parce que c’est voulu ». « Ce qui est important, c’est d’utiliser la mémoire, humainement et honnêtement, a-t-il ajouté. Je fais un clin d’œil à des amis, mais j’essaie en même temps de rappeler mes préoccupations d’artiste. Le cosmique que j’essaie de mettre en lumière, c’est nous. Ce sens-là est résumé par l’intitulé de l’exposition. »

Cette exposition est organisée pour « rendre hommage à toutes les personnes qui ont fait que ce pays compte culturellement », a insisté Ibou Diouf, 75 ans, estimant que les Sénégalais, en général, ont tendance à « vite oublier les pionniers qui ont posé les premiers jalons ».

Sur l’idée de l’exposition, l’artiste a dit qu’il s’agit de « repenser le cinquantenaire du Festival mondial des Arts nègres de 1966 », dont il est l’auteur de l’affiche. Il a ajouté : ‘’C’est ce qui a déclenché cela. Mais je n’avais pas une idée d’exposition en vue, parce qu’il se passe en moyenne quatre ans entre mes expositions (la dernière, intitulée Rétroviseur, remonte à 2014).

« Il fallait nécessairement faire quelque chose dans le cadre de ce cinquantenaire (du Festival mondial des Arts nègres), mais à ma façon, a souligné Ibou Diouf. Il s’agit de créer un cadre de lecture et de compréhension de cet événement, et de remerciement pour des personnes avec qui j’ai travaillé. » Ibou Diouf a dit qu’il fallait « mettre quelque chose en place » et en a discuté avec un ami avant que Demba Ndiaye, commissaire de cette rétrospective, accepte de soutenir cette idée et de la mettre en œuvre. « C’est une sorte d’analyse de ce festival, entre le théâtre, peinture, tapisseries, etc. », précise-t-il.

L’exposition est aussi une lecture de la trajectoire personnelle d’Ibou Diouf, artiste né en 1941 à Tivaouane. Il fréquente, de 1962 à 1966, la section ‘’Recherches Arts plastiques nègres’’ de l’Ecole des Arts de Dakar. En 1966, il remporte le premier prix du concours d’affiches du premier Festival mondial des Arts nègres et le Grand Prix des tapisseries récompensant le meilleur carton.

Peinte, décorateur, illustrateur, Ibou Diouf – affecté à sa sortie de l’école comme chef décorateur au Théâtre national Daniel Sorano – est l’auteur de plusieurs décors et costumes de pièces de théâtre et de films, dont Mossane de Safi Faye (1996) et Hyènes de Djibril Diop Mambety (1992).

Il a exposé à Montréal (1967), Paris (1967, 1974), Alger (1969), Mexico (1968), Sao Paolo (1969), avant d’effectuer, à partir de 1973, une dizaine d’années de recherche sur la matière plastique, en Suisse. En 1991, il réalise, en collaboration avec d’autres artistes, une œuvre monumentale de 400 mètres carrés, au Palais de Chaillot (Paris), dans le cadre du Sommet de la Francophonie. Sa dernière exposition en date, intitulée Rétroviseur, s’est tenue du 27 novembre au 10 décembre 2014, à Dakar.

Aboubacar Demba Cissokho

Dakar, le 14 décembre 2016

Papa Ibra Tall, l’empreinte d’un pionnier

Publié le Mis à jour le

L’artiste sénégalais, décédé dimanche 26 juillet 2015, à l’âge de 80 ans, a été un de ceux qui ont fondé « L’Ecole de Dakar » et donné corps à une vision fondée la libre expression de génies singuliers.

Papa-Ibra-Tall

Au bout du fil, une petite voix : « Je ne me sens pas très bien ces derniers jours. Je ne suis pas dans de bonnes dispositions pour vous recevoir, mais je serais très heureux d’échanger avec vous, le plus tôt possible j’espère. » En raccrochant avec Papa Ibra Tall, début juillet, j’étais loin de m’imaginer que je ne pourrais réaliser l’interview tant souhaitée avec lui, pour l’émission radiophonique ‘’Arc-en-ciel’’.

Le choc a été d’autant plus fort qu’à l’annonce de son décès, ce dimanche 26 juillet 2015 à Dakar, je travaillais sur le questionnaire de notre éventuel entretien à Tivaouane, parce que je considérais une interview avec cet immense artiste à la fois comme un précieux document et un témoignage sur une part de l’identité artistique et culturelle de ce pays qui s’appelle Sénégal. Hélas !

Dans le bilan des ‘’années Senghor’’, les analystes, chercheurs et acteurs culturels insistent tous sur la dimension cultuelle. Il a fallu des hommes et des femmes pour donner corps à la vision qui était à la base de cette politique. Papa Ibra Tall était de ceux-là. Son empreinte épouse parfaitement la vision que le premier président du Sénégal indépendant, Léopold Sédar Senghor (1960-80) ainsi que la philosophie que celui-ci a voulu imprimer à la pratique des arts au Sénégal.

Dans ‘’Problématique de la négritude’’, Senghor définissait la tâche que se sont fixée les militants de la négritude : « assumer les valeurs de civilisation du monde noir, les actualiser et les féconder, au besoin avec les apports étrangers, pour les vivre par soi-même et pour soi, mais aussi pour les faire vivre par et pour les autres, apportant ainsi la contribution des nègres nouveaux à la civilisation de l‘universel ». Sa vie durant, Papa Ibra Tall s’est attelé à cela, au même titre que de nombreux autres peintres – dans le cadre de ‘’L’Ecole de Dakar’’ –,  liciers, danseurs, comédiens, cinéastes et sculpteurs, à travers des œuvres.

« Un créateur dont le génie et la créativité seront réhabilités par l’histoire »

Né en 1935 à Tivavouane (90Km de Dakar), Papa Ibra Tall fréquente l’Ecole spéciale d’architecture et les Beaux-Arts de Paris dès 1955. Il illustre pour l’éditeur « Présence africaine », des couvertures de livres. C’est dans la capitale française qu’il rencontre les militants de la Négritude, en même temps qu’il y découvre le jazz noir américain.

En 1959, Papa Ibra Tall organise une exposition d’artistes noirs vivant en Europe pour le deuxième Congrès des écrivains et artistes noirs à Rome. L’année suivante, lors d’un voyage d’étude aux Etats-Unis, il rencontre le jazzman John Coltrane et Malcom X. C’était l’année de l’indépendance du Sénégal. Il rentre au pays, crée la section « Recherches plastiques nègres » à la Maison des Arts, ancêtre de l’Ecole nationale des arts de Dakar.

A la Manufacture nationale de tapisserie créée par le président Senghor en 1966, il imprime sa marque. Entre 1975 et 1983, il s’implique dans différentes fonctions au ministère de la Culture. Il est, de 1983 à 1989, directeur de la Galerie nationale d’art. En 1989, il est nommé directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs (MSAD). Moustapha Tambadou qui a été membre du Conseil d’administration des Manufactures sénégalaises, a salué « la mémoire d’un créateur dont le génie et la créativité seront réhabilités par l’histoire ».

« L’œuvre plastique de Papa Ibra Tall était relativement mince, comme l’était  l’œuvre poétique de Senghor. Mais elle a défini et illustré les fondamentaux esthétiques de l’art négro-africain, contribuant à dessiner la place magnifique dans une universalité, non de la banalité mais de l’addition, du dialogue et de la convergence de génies singuliers », écrit Tambadou dans son hommage à l’artiste Papa Ibra Tall.

« Un des pères fondateurs des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs »

Du milieu des années 1960 à 2013, Tall a participé à des différents évènements culturels, tous aussi importants les uns que les autres : 8ème Biennale des arts de São Paulo (Brésil, 1965), 1er Festival mondial des arts nègres de Dakar (1966), 1er Festival culturel panafricain d’Alger (Algérie, 1969), 1er Salon des artistes plasticiens sénégalais au Musée dynamique de Dakar (1973). Il était aussi au colloque « Art nègre et Civilisation de l’Universel » à l’occasion de l’exposition Pablo Picasso (Dakar, 1972), au colloque du Congrès mondial de l’International Society for Education Through Art à Adélaïde (Australie, 1978).

Papa Ibra Tall, « un des pères fondateurs des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs, a contribué à mettre en œuvre l’idée senghorienne d’insertion de l’art dans le tissu économique comme entreprise de protection, promotion et dialogue des identités », ajoute Moustapha Tambadou, qui a été conseiller technique de plusieurs ministres de la Culture et secrétaire général de la Commission nationale pour l’UNESCO.

images

La solitude de l’oiseleur – Collection Abdoulaye Diop et Gnagna Sow

Les œuvres font partie des expositions itinérantes d’art contemporain sénégalais en Europe, Asie et Amérique entre 1974 et 1991. Il a reçu de nombreuses distinctions, notamment commandeur des Palmes académiques de la République du Sénégal, chevalier de l’Ordre du Rio Branco (Brésil) et est citoyen d’honneur des villes de New Orléans et Atlanta (Etats-Unis).

Papa Ibra Tall a réalisé de nombreuses décorations de bâtiments publics et privés ainsi qu’un film, ‘’Ndakaru’’, sorti en 1964. Et, comme un couronnement de cette belle trajectoire, en 2012, les commissaires de la Biennale d’art contemporain de Dakar (Dak’Art) lui consacrent une exposition-hommage à la Galerie nationale d’art, et en 2013, il a été mis à l’honneur dans l’exposition de Massimiliano Gioni, The Encyclopedic Palace, lors de la 55è Biennale de Venise.

Aboubacar Demba Cissokho

Dakar, le 28 juillet 2015

Introduction dans l’univers de création du plasticien Zulu Mbaye

Publié le Mis à jour le

Sous le regard intéressé d’amis et d’amateurs curieux venus à sa rencontre à l’Espace Timtimol, l’artiste plasticien sénégalais Zulu Mbaye s’est livré samedi 27 juin 2009, pendant plus d’une heure, à une performance, un moment de rencontre qui a surtout renseigné sur « l’aventure » de la création d’une œuvre.

Zulu

Au tout début du travail, Mbaye rapproche un à un les divers éléments : pots de peinture, pinceaux, seaux, entre autres, sont placés à côté de la toile déjà prête. Le but est clairement affiché : « montrer comment se crée une œuvre. Je ne vais pas forcément terminer, mais vous comprendrez le processus qui aboutit aux œuvres que vous voyez dans les expositions. C’est pour montrer ce que nous faisons en secret dans nos ateliers. »

Accompagné par les souffles de la flûtiste, des notes de guitares et des battements mesurés de Djembé, il pose les premières couches. Puis, pour laisser sécher les couleurs, il s’arrête et introduire une petite réflexion sur le matériel. « J’ai observé que les visiteurs ne s’intéressent pas souvent au matériel utilisé pour faire les œuvres alors que c’est essentiel si nous voulons que les œuvres soient de qualité et défient le temps », dit-il avant de reprendre le pinceau.

Et, comme l’écrit le poète Thierno Seydou Sall, les amis qui se sont retrouvés samedi à l’Espace Timtimol ont vu « les pinceaux de Zulu prendre une pirogue/parcourir le ciel, se perdre dans les hiéroglyphes et revenir à la surface des eaux avec des toiles ayant une mémoire millénaire ».

Une à une, les pièces de la toile sont assemblées, les traits sont affinés. On sent, dans le regard de l’artiste tantôt debout tantôt assis, que « l’aventure » s’accompagne d’une profonde réflexion. Preuve que le peintre ne sait pas forcément au départ ce à quoi il veut aboutir. Dans cet exercice, Zulu Mbaye est dans la recherche. Pour cela, « je fais le vide dans la tête. C’est ce que je trouve dans l’instant qui me guide. Nous trouvons des informations qui viennent d’on ne sait où. Et c’est notre tout qui intervient et qui nous mène ».

« On a un vocabulaire, une palette qu’on maîtrise, poursuit-il. Mais le langage se construit avec nos sensations ». Ce qui change c’est l’espace et l’environnement auxquels on se soumet. C’est le même Zulu qui peint, mais un autre environnement et un autre public interviennent « peut-être ». L’élément nouveau qu’est la proximité n’est pourtant pas loin de l’ambiance de l’atelier où la solitude n’est qu’apparente.

« Je ne peux pas dire que le public ne m’influence pas dans ce que je fais. Le regard de l’autre pèse, mais il faut savoir s’en débarrasser pour retourner à soi », souligne Mbaye qui aime travailler avec « un groove d’élève ». Explication : « je peux avoir des tam-tams autour de moi. Inconsciemment, on s’apporte mutuellement des choses. On dirait que la présence des autres nous accompagne. On dirait qu’on fait une œuvre commune ». Cette musique, que joue son fils aîné, constitue, en quelque sorte, ‘’le prolongement’’ de son pinceau. Elle le met « en transe ».

ws_zulu_mbaye

Cette performance est en réalité un aspect de la réflexion sur l’orientation de son œuvre de création dont l’artiste dit qu’elle lui manque. « La réflexion sur les concepts et l’orientation de mon travail, me manque. Mon travail est le rendu de ce que moi, en tant qu’humain, j’ai comme perception d’une réalité intérieure, que je mets en parallèle avec une réalité du monde extérieur », définit le peintre.

Pour lui, « on est tous des êtres doubles mais l’artiste est celui qui a cette grâce divine d’avoir la possibilité d’extérioriser des envies, des doutes, des espoirs, des rêves… » « L’autre, dit-il, n’en est pas moins artiste, mais nous (les artistes) avons le plus de réussir à extérioriser ce que nous avons en nous. C’est ça la différence. »

Au Sénégal et à l’extérieur, Zulu Mbaye profite d’événements ponctuels pour partager, en plus du temps de création que constituent les performances, les bénéfices tirés de la vente des œuvres ainsi réalisées (contribution à la construction d’écoles, de forages, envoi de médicaments, etc.). L’artiste plasticien a passé ces cinq dernières années en Europe, entre Bruxelles et Berlin.

La performance vient s’ajouter, pour la compléter, à l’exposition de sa nouvelle collection inaugurée le 20 juin dernier et qui se poursuit jusqu’au 4 juillet prochain. Organisée dans le cadre de l’Espace Timtimol, lieu de rencontres, de détente et de promotion culturelle, où l’artiste plasticien était en résidence pendant trois mois, l’exposition marque le retour de Zulu Mbaye, produit des Ateliers libres de Pierre Lods, fondateur de l’Ecole de Dakar, qui parcourt le monde depuis 1976. La France, l’Italie, les Pays Bas, la Belgique, l’Allemagne et les Etats-Unis ont déjà accueilli ses expositions.

Zulu Mbaye est aussi considéré, ainsi que le mentionne la note qui le présente, comme le précurseur du ‘’Off’’ de la Biennale de Dakar pour avoir présenté en 1996, ‘’Amour interdit’’, une exposition qui avait marqué les esprits, à l’espace Nietti guy – « Les Trois Baobabs » aménagé aux Almadies.

La performance a donné la confirmation de la nouvelle démarche de l’artiste dans son écriture plastique. Aux tendances rouges et ocre de ses premières œuvres, il préfère aujourd’hui un fonds plus clair. Ce qui reste constant cependant c’est l’introspection à laquelle il se livre depuis ses débuts. Comme un fil rouge, elle fait la singularité de Mbaye.

Aboubacar Demba Cissokho

Dakar, le 28 juin 2009