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‘’Lettre d’outre-tombe’’ / Acte Fin – L’hommage d’Abdou Bâ à son ami Issa Samb Joe Ouakam

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Deux jours après le décès de l’artiste Issa Samb Joe Ouakam, et au lendemain de son inhumation, son ami et compagnon du Laboratoire Agit’Art, Abdou Bâ, lui rend hommage dans ce texte que nous reproduisons. Poignant et sincère, le témoignage revient en des termes bien choisis sur les lignes d’engagement du disparu.

CHER ISSA SAMBA,

SAMANE, t’es retourné en mer pour vivre enfin en paix dans l’immensité de l‘univers du maitre sublime du visible et de l’invisible.

SAMANE, t’es parti digne dans la douleur que, pour une fois, tu as acceptée de me décrire dans le secret de ton laboratoire amputé, jadis espace de méditation de médiation de conversation, mais aussi de définition de stratégies politiques généreuses et contrastées.
« Mais pourquoi, Abdou, les hommes de savoir meurent-ils toujours fâchés dans ce pays ? »

Cette question et bien d’autres encore m’envahissent au moment où la république toute entière te rendait un dernier hommage, à toi, SAMANE, couché à 10h 10 minutes ce mercredi jour de lumière.

YOUSSOUPHA JACK DIONE, ABDOUL NDENE NDIAYE, LE PROFESSEUR ALASSANE NDAW, LE PROFESSEUR ALMAMI BABA LY, L’ECRIVAIN MAMADOU TRAORE DIOP, tous ceux que tu aimais convoquer régulièrement en me disant qu’ils nous regardent du haut du royaume du tout puissant, doivent être heureux de t’accueillir.

SAMANE, t’as réussi, oui, t’as transmis les symboles aux cadets des compagnons des premiers jours de la renaissance, ceux qui, très tôt, comprirent que le mouvement des peuples qui bousculent toutes les frontières était irréversible. « Ce sont les peuples qui bougent, ABDOU, le droit au voyage est imprescriptiblement inscrit dans notre mémoire d’homme, et cette Europe forteresse et ringarde n’y pourra rien ».

SAMANE, t’auras donné l’aumône, aidé la veuve et porté l’orphelin jusqu’à la fin. T’as donné à l’enfant le courage par la magie des images, des jeux et gâteries l’envie de croire au futur.
SAMANE, tu n’auras eu ni femme ni enfant, c’était ton choix, même si tous les enfants de cette terre étaient les tiens.

Debout face à toi, SAMANE, je me sens en marge d’un monde qui dérive et je cherche à l’arrêter mais je ne le peux pas parce que ne pouvant pas parler au cœur dur des usurpateurs et autres imitateurs stériles. Et pour une fois, tu ne peux pas, fermement avec ta voix rauque, dire : « Dehors, ne rentrez pas… dehors’’, au 17 de la rue JULES FERRY.

TON LABORATOIRE, AGIT ART, tes compagnons, la nature généreuse, la danse silencieuse des fourmis autour du grand fromager tressé, les manuscrits laissés au temps, je ne parle surtout pas du temps métronomique qui te suivait.

La vie a de longues jambes, COMMANDEUR, et les curieux personnages qui semblent avoir pris possession du 17 Jules FERRY devront se battre avec la nature et l’esprit des lieux. Un long combat qu’ils perdront certainement car ce Pënc, dernier ilot de verdure d’une ville où l’an-architecture règne en maitre, ce lieu disais-je donc, n’est pas n’importe quel endroit, nous le savons parce que tu nous l’as maintes fois démontré.

ALIOUNE DIOUF ne me démentira certainement pas, lui, ton fils, assistant et compagnon que tu as retenu longtemps dans tes ateliers de conservation de la graine qui n’est surtout pas à confondre avec le grenier à mil. Tu as finalement déteint sur lui, toi, SAMANE, encore vivant, devant moi, le dernier béret que tu lui avais offert en ma présence bien vissé sur la tête allant de venant dans la foule autour de la morgue de l’hôpital principal de DAKAR.

Ce soir, quand tout sera fini, ils iront certainement souper aux chandelles autour de leur projet de carnage en oubliant les écritures saintes et la puissance du maitre de l’univers.

SAMANE, tu diras à MAMADOU TRAORE DIOP et à JIBRIL DIOP MANBETTI qu’AGIT ART ne mourra pas car les cadets sauront mériter l’honneur de cet héritage indispensable dans une ville où on creuse des trous comme dans un cimetière.

Cette dernière chandelle devra avoir la puissance d’éclairer une société dans une crise économique et de conscience profonde, dirigée par les politiques périmées de vieux hommes qui refusent toute ascension pour les jeunes et les idées neuves qui soignent et restaurent.

Longtemps avant, nous étions dans un autre siècle, AGIT ART conversait sur l’agonie des partis politiques qui vient d’atteindre son stade ultime : le charnier.
Le président de la République, en te rendant hommage, m’a semblé être un homme seul malgré l’entourage, ses propos justes et sincères ont trahi son envie réelle de vaincre lui aussi son époque en faisant de l’épanouissement de l’HOMME son projet. Sa réussite nécessite tout d’abord une attitude toute particulière qui devrait l’arracher des griffes des partis politiques pour le ramener vers la posture d’écoute de Tous qui te vaut aujourd’hui cette consécration, même si à titre posthume.

SAMANE, t’es venu, t’es parti rejoindre la mer de OUAKAM en dessous des mamelles amputées de notre belle ville du printemps continu. DAKAR est devenue orpheline subitement, le défilé incessant du 17 Jules Ferry de gens si différents, en quête de paix et de savoir, tes cris et pleurs intempestifs du jeudi, tes salutations et la beauté de ton style recherché.

T’es parti avec des convictions de 1968 dans votre combat pour la liberté contre la négritude du poète, ta rencontre avec le CHE quelque part en Afrique pour la définition des stratégies de luttes de libération jusqu’à l’arrestation de ton compagnon OMAR BLONDIN DIOP par THIECORO, le bourreau sanguinaire du régime malien d’alors, son transfert à GOREE, l’île-mémoire, et son assassinat que le rapport d’autopsie du professeur QUENUM ne pourra jamais expliquer.

Ce matin, SAMANE, le soleil s’est levé à l’est comme d’habitude et l’appel des muézins enveloppe une ville qui se réveille au troisième jour avec ses évocations, pendant que le deuil chez les LEBOUS, généreux peuples de l’eau, se poursuit pendant combien de temps encore ?

Coupez-Roulez.

Dakar, le 27 avril 2017

ABDOU BA
AGIT ART

Saint-Louis Jazz 2017 : avec Habib Faye, partage « Autour de minuit »

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Le bassiste et compositeur sénégalais Habib Faye donne, pour la vingt-cinquième édition du Festival international de jazz de Saint-Louis (25-30 avril 2017), rendez-vous aux festivaliers, pour le suivre dans la série de spectacles intitulée Autour de minuit, au cours desquels il invite des amis à jouer avec lui.

« Nous vous donnons rendez sur la prestigieuse scène de l’Institut français de Saint-Louis les 27, 28, 29 et 30 avril, avec mes amis Mokhtar (Samba), Ablaye (Cissoko) et Djiby (Diabaté) ». C’est par ces mots qu’Habib Faye a annoncé, sur sa page Facebook, sa présence à l’édition 2017 de Saint-Louis Jazz, dans une formule, Autour de minuit, qui est une nouvelle étape de Cola Nut Café, la plateforme de rencontres et de créations artistiques lancée il y a un an et demi.

De quoi s’agit-il ? « ‘Cola Nut Café’ est une plateforme culturelle d’échanges. J’ai invité des amis que j’ai connus sur les scènes internationales. J’ai décidé de faire une rencontre avec les instruments traditionnels africains », répond Habib Faye. Pour la première étape de cette aventure, les ateliers organisés à Dakar, entre le 23 et 29 octobre 2015, avaient réuni un pianiste et un batteur suisse, le joueur de kora Ablaye Cissoko (kora), Moussa Kanouté (ngoni).

Le rendu, au Just 4 U à Dakar puis au Festival ‘’Métissons’’ à Saint-Louis, avait donné, à travers les réactions du public, une idée de cette envie d’innovation dans la création de concepts. « Tout le monde sait que l’avenir est dans les échanges de ce genre, chacun apportant une part de sa culture et de son expérience », explique le bassiste, estimant qu’il faut « ouvrir de nouveaux chantiers, sortir des sentiers battus ».

« Valoriser ce qu’on a de plus cher, notre culture »

Il ajoute : « Mon rôle, c’est d’innover, de créer de nouvelles choses. On ne peut rester à faire les mêmes choses tout le temps. Mon statut d’artiste et surtout de musicien ne me permet pas de rester sur le même style. Je suis obligé de m’ouvrir à d’autres musiques. C’est dans ce cadre seulement qu’on peut s’enrichir et donner la possibilité à notre culture de s’enrichir ».

C’est dans cette optique d’innovations, de rencontres et d’échanges qu’il faut placer ce que lui et ses amis vont proposer du 27 au 30 avril 2017 aux festivaliers de Saint-Louis Jazz. A ses côtés, il y aura Ablaye Cissoko, qui est, en vérité, son acolyte dans cette démarche, l’autre pilier du concept Cola Nut Café, Mokhtar Samba, batteur de génie ayant travaillé avec de grands noms de la musique, dont Salif Keita, et Djiby Diabaté, joueur de balafon ayant ajouté à son jeu hérité d’une pratique ancestrale une touche personnelle.

Et, comme le commande le parfum des soirées Autour de minuit, il y aura des Jam Session. Des artistes se trouvant à côté viendront se joindre au noyau pour, selon l’inspiration du moment, produire des mélodies et des rythmes.

Il en est ainsi parce qu’Habib Faye, créatif et soucieux d’ouvrir de nouvelles pistes, veut poser des actes constitutifs d’un courant dans lequel d’autres s’inscriront et prolongeront à leur manière. Dans le patrimoine du Super Etoile de Youssou Ndour, de nombreuses compositions portent sa signature. En 2004, au Central Park – un espace culturel aujourd’hui fermé – avait abrité des prestations live auxquelles il avait associé des amis.

Mais Cola Nut Café est « beaucoup plus spécial » que celui du Central Parka dont les sessions ont fait l’objet d’un disque, souligne Habib Faye. « Plus on avance, plus on a tendance à retourner à ses racines et surtout à valoriser ce qu’on a de plus cher, notre culture. J’ai donc voulu amener cette touche sénégalaise dans ce projet que je porte », explique-t-il, ajoutant : « Quelque part, il est de mon devoir de valoriser ce que nous avons comme instruments traditionnels. Aujourd’hui, c’est la kora et le ngoni. Demain, ça va être le riiti ou d’autres instruments. C’est un peu ma nouvelle mission ».

De fait, Faye a commencé à mettre en forme ce concept avec l’album H2O, sorti en 2012, qui tentait une valorisation des mélodies, sonorités et rythmes du sud du Sénégal. « C’est à partir de ce que nous sommes, de ce que nous avons que nous pouvons aller à la conquête d’autres espaces et territoires. Pourquoi le Sud ? Mon père est de cette partie du Sénégal. Mais j’ai toujours cru que la musique sénégalaise qui irait ‘’exploser’’ le monde viendrait du Sud », justifie le musicien.

Comment se déroule Cola Nut Café ?

« Le folklore casamançais est très riche. Les Touré Kunda nous l’ont montré. Des groupes comme le Xalam ont exploité cela ». H2O avait donc annoncé la couleur de ce nouveau sillon dans lequel s’inscrit la démarche du bassiste, mais ce projet Cola Nut Café est beaucoup plus large. Quelques morceaux de H2O en y ajoutant d’autres instruments, permettant l’ouverture d’autres portes à cet album.

La date du 30 octobre 2015 a marqué le début de la diffusion publique de ce concept, après une semaine d’ateliers. Habib Faye est le pivot de cette plateforme, mais il essaie d’amener ses invités à participer à leur manière à ce qu’il a comme répertoire. Il y a également des morceaux d’Ablaye Cissoko réarrangés. Les deux pensent, depuis le début, à un album qui fixerait ces sessions. Des vidéo-clips ont déjà été mis en ligne.

« On a un patrimoine, mais tout se transforme. Même si on est super compositeur, on trouvera toujours que l’on fait du déjà entendu. Il s’agit de prendre ses instruments comme identité. Il est important qu’on puisse reconnaître le Sénégal à travers ces instruments », estime Faye, qui n’a « pas peur de ne pas être compris ».

Habib Faye est convaincu que les instruments dits traditionnels peuvent être utilisés « comme porte d’entrée vers un univers » dont l’esprit, comme celui de Cola Nut Café serait le partage. Le projet est « itinérant, il peut changer de pays ». Sous ce rapport, Saint-Louis Jazz 2017 est une escale dans le voyage qui ne s’arrête pas.

Aboubacar Demba Cissokho

Saint-Louis, le 23 avril 2017

« Tribute To Ndiouga Dieng » de l’Orchestra Baobab : le souffle continu d’un esprit

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Le nouvel album de l’Orchestra Baobab, Tribute To Ndiouga Dieng, sorti le 31 mars 2017 chez World Circuit, porte et perpétue le souffle d’un esprit de création fondé sur la rencontre et la fusion de mélodies africaines et de sonorités afro-cubaines.

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Les influences cubaines, à la source desquelles le groupe a toujours puisé pour créer sa musique, sont présentes dans ce nouveau disque enregistré entre Dakar et Londres. Dix titres qui portent la marque d’une formation dont le son et la ligne défient le temps et font danser des générations successives de mélomanes.

Les années passent mais il y a la constance dans une démarche artistique ancrée, comme les racines de l’emblématique baobab le sont dans la terre, dans une profondeur de sens qui en assure sa pérennité. La discrète mais essentielle ligne de basse de Charly Ndiaye, un des socles de sagesse sur lesquels le groupe s’appuie, est là. Il y a aussi l’énergie du percussionniste et batteur Mountaga Koité, le souffle des saxophonistes Issa Cissokho et Thierno Koité, les guitares de Yakhya Fall et René Sowatché, nouveau pensionnaire de la maison, le trombone de Wilfried Zinsou.

Pour Tribute To Ndiouga Dieng, premier produit discographique du groupe depuis 2007, l’Orchestra Baobab a invité Cheikh Lô à chanter avec Balla Sidibé sur Magnokouto. Il a aussi rappelé Thione Seck, qui y a fait ses débuts dans la musique sénégalaise dite moderne, pour faire apprécier sa maîtrise vocale sur Sey. Dans tous ces titres, le groupe fait apprécier une identité bâtie, depuis 1970, sur ce mariage entre sonorités latino-cubaines et des mélodies de différentes aires culturelles du continent.

Cet opus a, dans son ensemble – mis à part le morceau Sey, un ancrage en Casamance. Il doit cette couleur au fait que les neuf autres morceaux ont été réarrangés par Balla Sidibé, originaire de cette partie du Sénégal située dans l’ancien royaume du Gaabu. Et pour mieux graver cette empreinte, qui mieux que le joueur de kora Abdoulaye Cissokho dit Baboulaye, nourri à cette sève et sensible à l’option de faire se rencontrer et faire dialoguer des univers artistiques ? Son doigté, comme un fil rouge, tisse un lien puissant entre les dix morceaux de cet album dédié à un ancien du groupe, Ndiouga Dieng (1947-2016).

Ses notes transmettent par ailleurs un hommage mérité à toute la lignée de griots que le Gaabu a produits – anonymes ou connus comme le légendaire Lalo Kéba Dramé – et dépositaires d’un patrimoine d’histoires contées et chantées. Et quand on y ajoute la justesse avec laquelle les cuivres sont valorisés, on est réconcilié avec cette idée que la musique rendue est le résultat d’un savant dosage entre maîtrise instrumentale et vocale, et talent dans les arrangements.

Tribute To Ndiouga Dieng, c’est aussi les références à cette période d’effervescence culturelle postindépendances, dont la Guinée dirigée par Sékou Touré a été le symbole et l’exemple pour l’Afrique de l’Ouest. Toutes choses qui assoient la permanence d’un son, d’une marque, d’une époque où la musique était – elle l’est un peu moins aujourd’hui – dans cet esprit d’affirmation d’une présence.

Et que dire de la prestation de Balla Sidibé, lead-vocal sur neuf des dix titres ? Maître d’œuvre dans la réalisation du disque, ce pilier du Baobab réussit, avec, par exemple, Foulo, Fayinkounko, Natalia (belle réplique de Rudy Gomis à Balla Sidibé), et surtout Caravana, à faire atteindre à sa voix des sommets que les mélomanes avertis percevront certainement dès la première écoute.

De Tribute To Ndiouga, on peut dire sans risque de se tromper, en reprenant le guitariste et composteur guinéen Manfila Kanté (1946-2011) à propos de l’album M’Bemba de son ami Salif Keita : « Ceux qui veulent danser seront satisfaits. Ceux qui ne veulent pas trop de boucan seront satisfaits. Et ceux qui veulent de la poésie seront satisfaits ». C’est dit !

Aboubacar Demba Cissokho

Dakar, le 7 avril 2017

Saint-Louis Jazz 2017 : une vingt-cinquième édition Deluxe

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La 25-ème édition du Festival international de jazz de Saint-Louis, prévue du 24 avril au 1er mai 2017, par sa programmation IN exceptionnelle, fait renouer la manifestation avec une merveilleuse tradition d’accueil de grosses pointures reconnues et admirées de la musique, qui croisent des ‘’découvertes’’ et des talents prometteurs. 

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Le bassiste et compositeur africain-américain Marcus Miller, ses compatriotes Stanley Clarke (guitariste), Lisa Simone (chanteuse), le Congolais Lokua Kanza, le Gambien Jalibah Kuyateh, le Sénégalais Baaba Maal viendront, pour la 25-ème édition de Saint-Louis Jazz, qui s’ouvre le 24 avril 2017, inscrire leur nom sur une longue liste de grands noms ayant marqué la passionnante histoire du festival.

Pour cette édition aux dimensions spéciales, l’association organisatrice ne pouvait pas trouver meilleure affiche pour la clôture, le 1-er mai 2017, que l’auteur-compositeur Baaba Maal, dont le soutien au festival est connu. En 2016, alors que des velléités d’une autorité administrative menaçaient la tenue du festival, il était venu réaffirmer l’importance de la manifestation dans l’agenda culturel national.

Cette année, pendant huit jours, les artistes programmés vont se succéder sur la scène de la Place Faidherbe. Ils marcheront sur les pas de nombreuses autres grandes voix qui ont fait l’histoire de ce festival international dont la première édition a eu lieu en 1993.

Saint-Louis Jazz a, à son tableau de chasse, Wasis Diop, l’Orchestra Baobab, l’Orchesta Aragon, Roy Haynes, Louis Sclavis, Archie Shepp, le tambour-major Doudou Ndiaye Rose, l’énergique Femi Kuti, Horace Parlan, le virtuose Soriba Kouyaté, Youssou Ndour, Cheikh Lô, le légendaire pianiste Randy Weston, Lucky Peterson, Richard Bona, Jack DeJohnette, Elvin Jones, Mc Coy Tyner, le génial Ali Farka Touré, Habib Faye, Elvin Jones, Abdoullah Ibarhim, Gana Mbow, Joe Zawinul, Manu Dibango, Pharoah Sanders, Ray Lema, etc.

Bon dosage de la programmation

Cette vingt-cinquième édition du Festival international de jazz de Saint-Louis offre une galaxie d’étoiles de la musique, entre instrumentistes, compositeurs de génie, et chanteurs aux mélodies qui font voyager dans différents univers. Sa programmation, très équilibrée, a été bien étalée dans l’agenda de la semaine. Avec deux prestations par soirée, entre 21h et 00h.

Les mélomanes, déjà impatients, devraient très vite oublier la cérémonie protocolaire d’ouverture, le 24 avril, quand le virtuose Assane Thiam, l’un des dépositaires les plus respectés du ‘’tama’’ (tambour d’aisselle) et le génial joueur de kora gambien Jaliba Kuyateh – qui a imprimé sa marque personnelle à son jeu de cet instrument-totem de l’ancien empire du Mali – auront servi leurs vibrations et rythmes. Quelle belle alchimie cela devrait être que ce dialogue à distance entre deux instruments qu’on fait parler pour porter, prolonger des messages et des valeurs qui cimentent une certaine idée du vivre-ensemble.

Pour un programme qui s’étalera pour la première fois sur huit jours, au lieu des cinq habituels, les festivaliers devraient apprécier la diversité et la variété des propositions musicales de ces invités de marque, allant du jazz ouvert et innovant de Marcus Miller, les rythmes et mélodies mandingues de Jalibah Kuyateh.

Entre Lokua Kanza, ses compositions, arrangements et sa douce voix, et le bassiste Marcus Miller, aux inspirations artistiques multiples et précises, Alune Wade, Stanley Clarke – qui oscille entre jazz, rock et funk – Nancy Murillo et le son afro-latin de sa Colombie natale, la guitare et les arrangements de Hervé Samb, attendu pour son spectacle avec Lisa Simone, Lucky Peterson, Monty Alexander and The Harlem Kingston Express, le pianiste Jacky Terrasson, entre autres, ça devrait voler très haut, entre mardi 25 et le dimanche 30 avril… Toutes performances qui devraient certainement inscrire cette édition 2017 dans le marbre et en faire, il faut l’espérer, un tournant vers une professionnalisation pour un festival qui attire le public, mais qui, dans son organisation, n’est pas à la hauteur de sa réputation.

La programmation complète de Saint-Louis Jazz 2017 (http://www.saintlouisjazz.org/catevenement/in/)

LUNDI 24 AVRIL / = 20h : cérémonie d’ouverture ; = 21h : Assane Thiam ‘Tama’’ ; = 23h : Jaliba Kuyateh

MARDI 25 AVRIL / = 21h : Lokua Kanza ; = 23h : Marcus Miller

MERCREDI 26 AVRIL / = 21 h : Shahin Novrasli ; = 23h : Monty Alexander and The Harlem Kingston Express

JEUDI 27 AVRIL / = 21h : Nakodje ; = 23h : Lisa Simone & Hervé Samb

VENDREDI 28 AVRIL / = 21h : Alune Wade ; = 23h : Nancy Murillo

SAMEDI 29 AVRIL / = 21h : Jacky Terrasson/Stephane Belmondo ; =23h : Stanley Clarke Band

DIMANCHE 30 AVRIL / = 21h : Diknu Schneeberger ; = 23h : Lucky Peterson

LUNDI 1ER MAI / = 21h : Baaba Maal & le Daande Leñol

Aboubacar Demba Cissokho

Dakar, le 22 avril 2017

« Jiw », l’album-semence de Sahad & The Nataal Patchwork

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Lancé le 25 mars 2017, l’album Jiw, le premier de Sahad & The Nataal Patchwork, est à la fois l’aboutissement d’un long chemin de quête et de recherches et le point de départ d’une aventure d’exposition d’une idée de la pratique artistique.

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Il y a bien sûr de l’inspiration, de la créativité, des mots et des mélodies de cet album qu’on aura du mal à classer dans un tiroir ou un rayon. Mais il y a aussi et surtout une forte dose d’images ayant un rapport à la terre, à la culture, à l’histoire et à une cosmogonie dont les traits sont visibles à travers l’iconographie du produit.

La profondeur de champs des photos de couverture de Jiw place d’emblée l’univers du groupe dans les contours d’un espace plus grand, commun à des hommes et des femmes de diverses origines et cultures. Le centre de ce cercle que dessinent Sahad Sarr et ses amis se trouve en eux. Dans le processus de création d’une œuvre artistique ou d’un discours, le lieu d’où l’on parle est important.

‘’Nataal Patchwork’’, le miroir qui renvoie à la diversité des mélodies et sonorités qui se croisent dans la proposition musicale du groupe – lequel puise à toutes les sources – se nourrit de tous les vents qui fécondent son projet. La voix quasi métallique de Sahad Sarr est posée sur des rythmes ancrés dans une tradition d’airs africains – d’Afrique de l’Ouest, notamment. Ils s’inscrivent dans ce cadre qu’ils prolongent en sérère, wolof, anglais et français. La tonalité thématique de l’album est contemporaine, abordant des questions sociales, politiques…

Jiw, c’est huit ans de recherches, de réflexions, de questionnements qui seraient le résultat d’une humanité de luttes et d’engagements. L’être humain est au centre du cercle du groupe sénégalais. Ce cercle est le symbole d’une introspection. Jiw c’est aussi l’espoir que l’on place dans la graine plantée dans la terre. Ça prend les contours d’une métaphore, pour dire que chaque individu, mis dans les conditions de mettre en valeur ses potentialités intrinsèques, peut s’affirmer et contribuer à changer positivement la société dans laquelle il vit.

Salaamaleg, fort opportunément, ouvre l’album – sur des auspices d’une paix espérée, à Faagaagal, un appel à explorer les richesses intérieures présentes en chaque être humain, en passant par le très politique Indépendance/Dipàndaa, qui questionne le désir d’autonomie et de souveraineté culturelle et économique souhaitée et célébrée…

Cette tonalité, artistiquement, socialement et politiquement engagée est dans les autres titres de ce disque qui procure fraîcheur, énergie et foi en la possibilité, pour la musique de faire bouger des lignes. N’est-ce pas Fela Anikulapo Kuti, une des sources d’inspiration du groupe, qui disait que « la musique est une arme » ?

A l’écoute, le mélomane peut sentir la justesse et la précision dans les harmonies et les arrangements, le talent dans la création d’un univers artistique où se croisent cadences d’afrobeat, mélodies mandingues et sérères, sonorités peul, rythmes wolof, soupçons de rock et vibrations jazzy.

Dans sa promenade, le groupe explore des expressions artistiques (contes, récits…) dont chacun est, depuis des millénaires, un moyen de raconter des histoires, de toucher les âmes et de les conscientiser. Sur scène – cela se voit depuis plus de cinq ans maintenant – le groupe offre un spectacle total dont la mise en scène en dit long sur les ambitions légitimes de musiciens ayant des choses à dire.

Aboubacar Demba Cissokho

Dakar, le 3 avril 2017

 

KOUDOUGOU Doc : quatrième édition, du 25 au 29 avril 2017  

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La quatrième édition des Rencontres documentaires de Koudougou (KOUDOUGOU Doc) s’ouvre le 25 avril 2017 par la projection de Koudougou ma cité, une réalisation collective résultant d’ateliers du cinéma organisés en 2016, indiquent les organisateurs dans un communiqué. Une quinzaine de films (courts et longs métrages) seront projetés à différents endroits de la ville située à une centaine de kilomètres de la capitale, Ouagadougou. Le festival est organisé par l’association du même nom.

Le programme des projections                              

Mardi 25.04.2017
Quartier Général KOUDOUGOU Doc (Ex-permanence du secteur 1)
19h 00 Cérémonie officielle d’ouverture
20h 00 Koudougou ma Cité

Réalisation collective, atelier des métiers du cinéma 2016- Burkina Faso – 13mn

20h 30 LES SILENCES DE LYDIE de  Aissata Ouarma – Burkina Faso- 52mn

En présence de la réalisatrice

Mercredi 26.04.2017
Quartier Général KOUDOUGOU Doc (Ex-permanence du secteur 1)
20h 00 ICI, PERSONNE NE MEURT de Simon Panay – France –  23mn
20h 30 AGROBUSINESS, LES ASSOIFFES DE TERRES d’Abdoul Aziz Nikièma -Burkina Faso 44mn En présence du réalisateur
Cité Universitaire Fasotex
20h 00 JOB, réalisation collective, atelier des métiers du cinéma 2016 – Burkina Faso – 13mn
20h 30 KEMTIYU Cheikh Anta d’Ousmane William Mbaye – Sénégal – 96mn

En présence de Abdoulaye Diallo, coordonnateur du festival Ciné Droit Libre

Jeudi 27.04.2017
Quartier Général KOUDOUGOU Doc (Ex-permanence du secteur 1)
20h 00 LES COMBATTANTS DU POIL SACRE de Florian Vallée – Belgique – 27mn
20h 30 I AM THE BLUES, les derniers démons du blues  de Daniel Cross –Canada – 102mn
Cité Universitaire Fasotex
20h 00 ONE MILLION STEPS d’Eva Stotz – Allemagne – 20 mn -En présence de la réalisatrice
20h 30 THE REVOLUTION WON’T BE TELEVISED de Rama Thiaw – Sénégal – 92mn

En présence de Serge Bayala, membre du cadre deux heures pour nous deux heures pour l’Afrique

Vendredi 28.04.2017
Quartier Général KOUDOUGOU Doc (Ex-permanence du secteur 1)
19h 45 ONE MILLION STEPS d’Eva Stotz – Allemagne – 20 mn – En présence de la réalisatrice
20h 00 LES COMBATTANTS DU POIL SACRE de Florian Vallée – Belgique – 27mn
20h 30 LE REVEIL DE L’ELEPHANT de Souleymane Drabo – Burkina Faso –  68mn

En présence du réalisateur

Cité Universitaire Fasotex
20h 30 ESPOIR DEMOCRATIE de Gidéon Vink, Inoussa Kaboré, Abdoulaye Diallo–

Burkina Faso – 86 mn – En présence d’un des  réalisateurs

Samedi 29.04.2017
Quartier Général KOUDOUGOU Doc (Ex-permanence du secteur 1)
19h 30 Court-métrages de l’atelier des métiers du cinéma 2017 env. 30mn
20h 00 Cérémonie officielle de clôture
20h 30 ESPOIR DEMOCRATIE de Gidéon Vink, Inoussa Kaboré, Abdoulaye Diallo

Burkina Faso – 86 mn – En présence d’un des  réalisateurs

 

Dakar, le 18 avril 2017

Sénégal/Cinéma/Fopica 2016 : 38 projets retenus pour financement

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Quelque 38 projets ont été retenus pour financement dans le cadre de la gestion 2016 du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (FOPICA). Les résultats de la délibération ont été proclamés le mardi 11 avril 2017 au cours d’une cérémonie qui s’est tenue à la Maison de la Culture Douta Seck, sous la présidence du ministre de la Culture, Mbagnick Ndiaye. Les collèges des lecteurs ont planché sur les secteurs suivants : Distribution Exploitation et Formation ; longs métrages fiction ; documentaires unitaires ; courts métrages fiction ; séries télévisuelles. Les membres des différents collèges ont procédé, entre septembre et décembre 2016, à l’évaluation des dossiers de projets qui leur ont été remis. Les plénières entre chacun de ces différents collèges et le Comité de gestion ont été organisés, permettant de délibérer et retenir les projets pour financement.

Voici le détail du rapport du secrétariat permanent du FOPICA présentant les projets sélectionnés, pour la gestion 2016.

Le Comité de gestion est composé de :

Madame :

  • GUEYE Henriette DIENG, représentante du Ministère de l’Economie et des Finances

Messieurs :

Mbagnick NDIAYE, Ministre de la Culture et de la Communication, Président du Comité de gestion ;

Hugues DIAZ, Administrateur  des crédits du FOPICA ;

Hamidou DIA, représentant la Présidence de la République ;

Seydina A.S. NDIAYE, représentant la Primature

Elhadj Souleymane DIOUF, DAGE du Ministère de la Culture et de la Communication

Ndiouga Moctar BA, producteur de films.

Cheikh Ngaïdo BA, Réalisateur de films ;

Khalilou NDIAYE, Distributeur de films ;

Makhète DIALLO, Technicien du film ;

Malick AW, Exploitant de salle de cinéma ;

Abdel Aziz BOYE, Formateur aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel ;

Baba DIOP, Critique de cinéma

Abdoul Aziz CISSE, Secrétaire Permanent du Comité de gestion du FOPICA

Collaborateurs :

Sokhna GAYE, Gestionnaire FOPICA

Suzanne Dior DIONNE, Assistante du Secrétariat permanent

Khadim TALLA, informaticien

La gestion 2016 du Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (FOPICA) a connu deux appels à projets.

Le premier qui a concerné la filière de la production a été lancé le 20 décembre 2015 avec comme date limite de dépôt des dossiers, le 30 mars 2016. A la demande générale des professionnels du secteur cinématographique et audiovisuel, cette date limite a été repoussée au 1er juillet 2016. Une tournée nationale d’information et de sensibilisation a été organisée du 21 au 30 juin 2016 sur la quasi-totalité des régions du Sénégal. Quatre-vingt-quatorze (94) projets de production de films ont été reçus dans le cadre de cet appel. Ils se répartissent comme suit :

Le second appel à projet, concernant les filières de la distribution, de l’exploitation et de la formation a été lancé le 1er juin 2016 et clôturé le 1er août 2016. Quarante-huit (48) projets ont été reçus dans le cadre de ce second appel.

Ainsi, pour la gestion 2016, le nombre total de dossiers de projets reçus, toutes filières confondues, est de cent trente sept (137).

Le budget global de tous les projets présentés est de  25 361 290 804 francs CFA. Le montant total sollicité du FOPICA est de 5 474 520 003 francs CFA, soit 23, 98% du coût global des projets présentés.

Origine géographique des projets

Pour ce qui concerne la localisation des projets, nous pouvons noter un accroissement qui montre que la tournée nationale organisée a permis aux acteurs du secteur cinématographique et audiovisuel, surtout ceux résident dans les régions de l’intérieur de mieux cerner les enjeux et opportunités que représente la mise en place de ce fonds. Ainsi, nous avons :

Dakar 97
Thiès 11
Ziguinchor 6
Saint Louis 4
Podor 2
Kaolack 2
Fatick 3
Diourbel 1
Tambacounda 1
Etats unis 1
France 2
Belgique 1
Côte d’Ivoire 1
Maroc 5

Le Comité de gestion du FOPICA a mis en place une commission de dépouillement qui, du 11 juillet au 24 août 2016, a procédé à la vérification minutieuse de la conformité des différents dossiers de candidatures par rapport aux canevas dégagés dans les différentes filières. Cette première étape du processus de sélection des projets en compétition  a permis de retenir soixante-quinze (75) projets qui se sont révélés conformes.

Par la suite, le Comité de gestion a mis en place les collèges de lecteurs suivants : Distribution Exploitation et Formation ; Longs métrages fiction ; Documentaires unitaires ; Courts métrages fiction ; Séries télévisuelles.

Certains membres des différents collèges sont dans la salle. Pour des raisons de confidentialité, nous préférons ne pas les citer.

Entre les mois de septembre et décembre 2016, ces différents collèges de lecteurs ont procédé à l’évaluation des dossiers de projets qui leur ont été remis. Par la suite, des plénières entre chacun de ces différents collèges et le Comité de gestion ont été organisées. Cela a permis de délibérer et retenir trente-huit (38) projets pour financement.

LES PROJETS FINANCES

I ) DISTRIBUTION

Projet Auteur Structure Montant
1 Distribution de films – Marodi Serigne Massamba Ndour Marodi Sénégal SUARL 50 000 000

II) EXPLOITATION

Projet Auteur Bénéficiaire Montant
1

 

Projet MK Ciné Numérisation du Cinéma Christa Malick Aw MK Ciné 75 000 000
2 Le réseau  cinéma : le Sitoë Jo Gay Ramaka Gorée Island Cinéma 75 000 000
3 Projet de rénovation et de modernisation du cinéma Médina Abdoulaye Mbengue Médina Ciné Promo 50 000 000
4 Complexe Bada Ciné Alioune Diagne Badarsen Media SARL 75 000 000

III) FORMATION

Projet Auteur Bénéficiaire Montant
1 Scénario pour  tous Assane Diagne Filmi Darou Wahab 14 920 000
2 Projet de développement du cinéma et de l’audiovisuel dans la région de Diourbel Ibrahima Ngom Centre Culturel Régional de Diourbel 15 000 000
3 Formation en image et son René Gueye IMAGICOM SARL 10 000 000
4 Session de formation au métier de cinéma et de l’audiovisuel Mansour Kébé Image et Vie 10 000 000
5 Fotti – Formation cinématographique et audiovisuelle François Yves Preira Fotti Cultures 15 000 000
6 Les maîtres d’arts Ousmane Faye GIE Katiciaka Communication 10 000 000
7 Projet de formation à la réalisation de film d’animation dans le cadre de la 3ème édition festival Casa Ciné Coumba Sarr Cinéma Numérique Ambulant Sénégal 10 000 000
8 Formation aux métiers de cinéma et de l’audiovisuel à Thiès. Maguette Thiam Colombe Vision 10 000 000

IV) ACCOMPAGNEMENT DES APPRENANTS

Nature de la formation Bénéficiaire Structure Montant
1 Formation en montage Cinéma et audiovisuel Maïmouna Yacine Diallo École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech 3 371 940
2 Formation en montage Cinéma et audiovisuel Aïssata Dieynaba Sall École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech 3 371 940
3 Master en graphisme audiovisuel Ousseynou Diagne Seck École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech 2 648 820
4 Formation à l’ESAV Papa Babacar Sy École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech 3 371 940
5 Formation à l’ESAV Serigne Cheikh Tidiane Fadera École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech 3 371 940

V) AIDE AU DEVELOPPEMENT DE PROJETS DE FILMS

Projet Bénéficiaire Structure Montant
1 De pulpe et d’orange Amadou Saloum Seck Azanie films Développement

3 000 000

2 Xon (pratiques occultes) Akela Sagna Akela King Prod Développement

3 000 000

3 Nioul ak xées Adama Bineta Sow Adam Bine Soh Productions Développement

3 000 000

4 Que ça reste entre nous Saliou Ndiaye Dianké Production Développement

3 000 000

5 Le silence de l’aïeul Mariama Sylla Guiss guiss Communication Développement

3 000 000

6 Tama messenger Alioune Mbow Mbowson Audio Développement

3 000 000

7 Karmen : Autopsie d’une crise Alassane Diagne Ramatou Medias Développement

3 000 000

8 Les jeunesses africaines Moussa Touré Les films du crocodile Développement

3 000 000

9 Les yeux de Nabil Khadidiatou Sow Cinékap Développement

3 000 000

10 Galaye et Bamba Fabineta Diop Groupe Lydel Com Développement

3 000 000

VI) SERIES TV

Projet Auteur Bénéficiaire Montant
1 Les aventures de Djuju & Kady Yancouba Diémé et Fatoumata Bathily Sempera Production 30 000 000
2 Dérapage Abdou Lahad Wone Buzz Studios 30 000 000

VII)   COURTS METRAGES FICTION

Projet Auteur Bénéficiaire Montant
1 15 francs par jour Fidèle Diémé Jascom Production 20 000 000
2 Le cadeau Mor Talla Kadji Sine films 10 000 000

VII   DOCUMENTAIRES

Projet Auteur Bénéficiaire Montant
1 Tcheky Abdou Lahat Fall Sine films 20 000 000
2 Une histoire du franc CFA Katy Lèna Ndiaye Mood Indigo 40 000 000

IX) LONGS METRAGES FICTION

Projet Auteur Bénéficiaire Montant
1 Adama et Awa Moussa Sène Absa Set Bët Set 65 000 000
2 L’otage du fleuve Nicholas Sawalo Cissé Niciss Group 60 000 000
3 La prochaine fois le feu Maty Diop Cinékap 50 000 000
4 Le procureur Christian Thiam Mediatik Communication SA 60 000 000

Dakar, le 11 avril 2017

Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle