Aimé Césaire, le « Nègre fondamental », huit ans après

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Il y a huit ans, le 17 avril 2008, disparaissait Aimé Césaire qui a consacré sa vie à la production d’une poésie militante et engageante et à un combat politique de tous les instants pour l’émancipation des peuples opprimés.  Grande figure du mouvement anticolonial et contre le racisme, Césaire qui se définissait lui-même comme le ‘’Nègre international’’, est resté fidèle à ses engagements jusqu’au bout.

Césaire

De son nom complet Aimé Fernand David Césaire, il est né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique). De 1919 à 1924, le petit Césaire fréquente l’école primaire de Basse-Pointe, où son père est contrôleur des contributions, puis obtient une bourse pour le lycée Victor Schœlcher à Fort-de-France. En septembre 1931 il arrive à Paris en tant que boursier du gouvernement français pour rentrer en classe d’hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand. Dès le premier jour, il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec qui il noue une amitié qui durera jusqu’à la mort de ce dernier, en décembre 2001.

Au contact des jeunes Africains étudiant à Paris, il découvre l’Afrique et la part de son identité refoulée, celle qui est victime de l’aliénation culturelle caractérisant sa Martinique natale aussi. En septembre 1934, Césaire fonde le journal L’Etudiant noir, avec le Guyanais Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop entre autres. C’est dans les colonnes de cette revue qu’apparaît pour la première fois le terme de « Négritude ».

 « Je suis de la race de ceux qu’on opprime »

Lancé et forgé par Aimé Césaire – même s’il préférait parler de « création collective » – pour dénoncer l’oppression culturelle du système colonial français, le concept, plus culturel que politique, rejette le projet français d’assimilation culturelle et vise à promouvoir l’Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme du projet colonialiste. Construit contre l’idéologie coloniale française de l’époque, le projet de la Négritude promeut un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. « Je suis de la race de ceux qu’on opprime », dit Césaire. La Négritude c’est « la recherche de l’identité. Il s’agit de nous comprendre nous-mêmes », ajoute-t-il pour définir le concept.

Après son entrée, en 1935, à l’École normale supérieure, Césaire profite de ses premières vacances pour commencer à écrire Cahier d’un retour au pays natal qu’il termine en 1939. « C’est le plus beau poème de l’école de la Négritude » avec les « images analogiques, la mélodie et le rythme », a commenté un jour le président Léopold Sédar Senghor.

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En 1938, son mémoire de fin d’études à l’Ecole normale supérieure, porte sur ‘’Le Thème du Sud dans la littérature négro-américaine des USA’’. Aimé Césaire rentre en Martinique en 1939, pour enseigner avec son épouse Suzanne Roussi, au lycée Victor Schœlcher de Fort-de-France. En 1941, il fonde, avec d’autres intellectuels martiniquais, la revue Tropiques, en réaction la situation de l’île en proie à une aliénation culturelle prononcée entretenue par des élites ayant ses références en France.

La Seconde Guerre mondiale est aussi marquée par le passage en Martinique du poète surréaliste André Breton qui y découvre, à travers le Cahier d’un retour au pays natal, la poésie de Césaire. Les deux hommes se rencontrent en 1941. Breton rédige la préface du recueil Les Armes miraculeuses, qui marque le ralliement de Césaire au surréalisme.

De tous les combats

La pensée et la poésie du ‘’Nègre fondamental’’ influencent des auteurs comme Frantz Fanon, Edouard Glissant – qui ont été ses élèves au lycée Victor Schœlcher, le Guadeloupéen Daniel Maximin, des intellectuels africains et africains-américains en lutte contre la colonisation et l’acculturation. Au Sénégal, l’écrivain Boubacar Boris Diop le cite souvent dans ses écrits et interventions.

A partir de 1945, date de son élection à la mairie de Fort de France puis à la députation, Aimé Césaire mène une double carrière d’homme politique et d’écrivain. Promoteur de l’autonomie – et non de l’indépendance – de la Martinique, il a été de tous les combats contre le colonialisme et le racisme. Maire de Fort-de-France de 1945, alors qu’il n’avait que 32 ans, à 2001, il est député de 1946 à 1993, président du Conseil régional de Martinique.

A la tête de la municipalité, Aimé Césaire crée le Service municipal d’action culturelle qui lance des ateliers d’arts populaires (danse, artisanat, musique) et le Festival de Fort-de-France, des manifestations qui mettent en avant des parts jusqu’alors méprisées de la culture martiniquaise. Toujours actif pour la défense et l’illustration de la culture, Césaire fonde en 1947, avec le Sénégalais Alioune Diop (1910-1980) la revue Présence africaine.

C’est avec le soutien du Parti communiste français qu’il entre en politique. Opposé à ce parti sur la question de la Hongrie, il le quitte en 1956. Dans sa fameuse lettre de démission a Maurice Thorez alors secrétaire général du PCF, écrite quelques mois après le rapport Khrouchtchev qui révéla les crimes de Staline, Aimé Césaire écrit : « Je crois en avoir assez dit pour faire comprendre que ce n’est ni le marxisme ni le communisme que je renie, que c’est l’usage que certains ont fait du marxisme et du communisme que je réprouve ». Il dénonce un fraternalisme blanc exercé par ses camarades communistes – « qu’ils partagent avec les bourgeois européens » – et proclame alors : « L’heure de nous-mêmes a sonné ».

Un an plus tard, il fonde le Parti progressiste martiniquais (PPM) qui revendique l’existence d’une communauté historique martiniquaise et veut jouer le jeu de la décentralisation. Il en quitte la présidence en 2005. La même année, Césaire est le rapporteur de la célèbre loi qui transforme en ‘’départements’’ les vieilles colonies sucrières et bananières (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion). C’est à cette époque qu’il invente le néologisme ‘’départementalisation’’.

« Anticolonialiste résolu »

Fidèle à sa doctrine, Aimé Césaire avait prévenu en décembre 2005, qu’il ne recevrait pas Nicolas Sarkozy, qui devait se rendre aux Antilles comme ministre de l’Intérieur. « Je n’accepte pas de recevoir le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy pour deux raisons. Première raison : des raisons personnelles. Deuxième raison : parce que, auteur du ‘Discours sur le colonialisme’, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Je ne saurais paraître me rallier à l’esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005 », avait-il écrit.

L’auteur de La tragédie du roi Christophe  dénonce un « piège » dans lequel il ne tombera pas. L’article 4 de la loi du 23 février 2005 reconnaissait « le rôle positif de la présence française outre mer ». Césaire avait finalement reçu Sarkozy en mars 2006, lui offrant son célèbre livre, Discours sur le colonialisme. Mais durant la campagne de l’élection présidentielle française de 2007, il soutient activement Ségolène Royal, en l’accompagnant notamment lors d’un meeting.

Les deux dernières années de sa vie, Aimé Césaire s’était retiré de la scène politique, notamment de la mairie de Fort-de-France, au profit de Serge Letchimy. Mais il est resté un personnage incontournable de l’histoire martiniquaise. Ses qualités d’humaniste font de lui un homme aimé et respecté par le peuple martiniquais, toutes sensibilités politiques confondues. Cela faisait que malgré son grand âge, il était toujours sollicité et influent dans la vie politique de l’île. Et l’émotion qui s’est emparée pendant son hospitalisation était à la mesure de l’affection et de la reconnaissance que lui vouaient ses concitoyens martiniquais.

Césaire, « un homme au sens le plus subversif du terme »

L’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, qui fait souvent référence aux écrits et prises de position de Césaire, avait salué à son décès  la mémoire d’un homme qui, selon lui, a été des « combats les plus rudes pour la dignité de l’homme et singulièrement de l’homme noir ».

« Césaire a eu l’ultime délicatesse de nous préparer à sa mort, que l’on savait imminente. Il est pourtant bien difficile ce matin de ne pas ressentir, à l’annonce de la nouvelle, une sorte de tremblement intérieur, ce petit choc en dedans par quoi nous devinons tous que plus rien dans notre vie ne sera comme avant », écrivait Boris Diop dans un message transmis à l’Agence de Presse sénégalaise, au lendemain de la disparition du poète.

« En vérité, souligne Boubacar Boris Diop, le jour où on apprend la disparition d’un si grand poète, qui sut aussi être un homme au sens le plus subversif du terme, ne peut pas être un jour comme les autres. On n’éprouve pas à proprement parler de la douleur mais plutôt du désarroi et une troublante impression de solitude. » Intellectuellement et spirituellement, « nous devons à Aime Césaire autant qu’à Cheikh Anta Diop et Nelson Mandela. Il a traversé le tumultueux vingtième siècle de part en part et il a été de ses combats les plus rudes pour la dignité de l’homme et singulièrement de l’homme noir », selon Diop.

« Attentif jusqu’au bout à tous les enjeux idéologiques, même aux plus nouveaux »

Et lorsqu’au soir de sa vie, il persiste et signe en réaffirmant ‘’Nègre je suis, Nègre je resterai’’ (titre du livre-entretien avec l’historienne réunionnaise Françoise Vergès – Editions Albin Michel, novembre 2005) Aimé Césaire « réduit au silence les petits chiots de la mondialisation, si prompts par ailleurs à falsifier sa pensée ».

Boubacar Boris Diop relevait à ce sujet que Césaire « montrait par la même occasion qu’il était resté attentif jusqu’au bout à tous les enjeux idéologiques, même aux plus nouveaux, qui disent toute la complexité de notre temps », ajoutant : « Aujourd’hui, ceux qui ont ignoré ou combattu Aimé Césaire sa vie durant – son œuvre n’a-t-elle pas été supprimée en 1992 des programmes scolaires français pour excès… d’anticolonialisme ? – s’agenouillent devant sa dépouille mortelle, que l’on parle d’emmener au Panthéon ».

Dans le même message, Diop estimait qu’une telle suggestion (entrée au Panthéon), « toute politicienne au demeurant, est particulièrement obscène en ces jours de deuil et on espère que cela n’ira pas plus loin ».

Hamidou Dia : « Aimé Césaire a toujours revendiqué son africanité »

« Il n’y a rien à faire, Aimé Césaire a toujours revendiqué son africanité et en cela il est le Nègre fondamental. Les Africains lui doivent beaucoup. Aimé Césaire nous a rendu notre fierté, pas d’Antillais, mais notre fierté d’Africains. Si vous lisez attentivement Cahier d’un retour au pays natal (publié en 1939), vous voyez que Césaire reconstruit patiemment la mémoire et la conscience historique de l’Afrique ».

L’écrivain et philosophe sénégalais Hamidou Dia avait tenu ces propos en mars 2007 en prélude à la quatrième édition du Gala de reconnaissance à l’initiative de l’ancien maire de Rufisque Ndiawar Touré. Dans le cadre de cette manifestation, une délégation s’était rendue en juin 2007 en Martinique pour rencontrer Aimé Césaire.

« Nous lui devons autre chose : c’est avec un de nos compatriotes, Léopold Sédar Senghor, qu’il a fondé le mouvement de la Négritude dont je signale, entre parenthèses, que c’est un mot qui a été inventé par lui », avait indiqué Hamidou Dia qui s’était lié d’amitié avec le poète. Césaire a été « très brillant » au Festival mondial des arts nègres tenu à Dakar en avril 1966. « Tout le monde se rappelle sa passe d’arme mémorable avec André Malraux (alors ministre français de la Culture) », se souvient Hamidou Dia.

Rappelant que c’est à Fort-de-France qu’est mort, en 1906, Béhanzin, dernier roi du Dahomey (actuel Bénin), Hamidou Dia a ajouté qu’il y a « beaucoup de liens entre l’Afrique et les Antilles, qui méritent que Césaire puisse être honoré par les Sénégalais après que Senghor a été célébré par les Antillais ».

Ainsi parlait Aimé Césaire : « Mais oui, je suis nègre, et puis après ! »

— – COLONIALISME*

« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte. Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde (…) Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viêt-Nam une tête coupée et un œil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une égression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de tous ces prisonniers ficelés et « interrogés » , de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. Et alors, un beau jour, la bourgeoisie est réveillée par un formidable choc en retour : les gestapos s’affairent, les prisons s’emplissent, les tortionnaires inventent, raffinent, discutent autour des chevalets. »

*Discours sur le colonialisme, Présence Africaine, 1955

— – SITUATION DE L’AFRIQUE*

« Je pense, tout simplement, que c’est la jeunesse qui doit dire ce qu’elle va faire. Nous avons fait une expérience, mais j’ai bien conscience qu’un cycle est terminé, qu’il y a un autre monde à inventer. Pour l’inventer, il faut faire le bilan de ce qui a été fait et de ce qui existe. Le temps des idéologies sommaires est épuisé. Il faut autre chose. Il faut une autre Afrique. Mais rassurez-vous : il faut aussi un autre monde. C’est cette jeunesse (qui fera naître cette autre Afrique). C’est la jeunesse nouvelle. Nous avons lutté pour la décolonisation et nous retrouvons une Afrique divisée, un nouveau tribalisme. Voyez l’état du Congo, du Liberia, de la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas douloureux, ça ? Je me rappelle quand j’étais à l’Assemblée nationale avec Houphouët-Boigny : nous le critiquions souvent très amicalement. Houphouët, en réalité, avait entrepris quelque chose et croyait l’avoir réussi. Peut-être parce qu’il avait des moyens tout à fait insuffisants ce n’était pas forcément la bonne direction, mais il y avait une expérience. Houphouët-Boigny voulait l’ivoirité. Il devait employer des moyens diplomatiques qui ont réussi tant qu’il est resté en vie, mais après le problème n’est pas résolu pour autant. Et le Sénégal : je sais toutes les difficultés que Léopold Sédar Senghor a rencontrées…Je ne connais pas la méthode (pour garder la foi). On a la foi ou on ne l’a pas, mais moi, je refuse de désespérer de l’Afrique. Ce serait refuser d’espérer, tout simplement. C’est enraciné, fondamental. Je connais tous les malheurs qui sont arrivés. Je ne les nie pas, je suis extrêmement lucide, mais je refuse de désespérer parce que désespérer, c’est refuser la vie. Il faut garder la foi. »

 *Entretien avec Maryse Condé, écrivain guadeloupéen – Magazine Lire, juin 2004

— – AIME CESAIRE A-T-IL UN HERITIER ? *

« Je ne me suis jamais posé la question. Je n’ai aucune prétention particulière. J’ai dit ce que je pensais, j’ai dit ce que je croyais. Je ne sais pas si j’ai raison ou si j’ai tort, mais je reste fidèle à cela et à l’Afrique fondamentale. On m’a beaucoup déformé, transformé, caricaturé. Je crois simplement en l’homme. Je ne suis pas du tout raciste. Je respecte l’homme européen. Je connais son histoire. Je respecte le peuple français. Je respecte tous les hommes quels qu’ils soient, mais je pense aussi qu’il faut leur faire la leçon et leur dire que l’homme nègre, ça existe et que lui aussi il faut le respecter. Pourquoi ai-je dit ‘négritude’ ? Ce n’est pas du tout que je crois à la couleur. Ce n’est pas du tout ça. Il faut toujours resituer les choses dans le temps, dans l’Histoire, dans les circonstances. N’oubliez pas que quand la négritude est née, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, la croyance générale, au lycée, dans la rue, était une sorte de racisme sous-jacent. Il y a la sauvagerie et la civilisation. De bonne foi, tout le monde était persuadé qu’il n’y avait qu’une seule civilisation, celle des Européens – tous les autres étaient des sauvages. Bien sûr, il y a des gens plus ou moins brutaux ou plus ou moins intelligents. Lisez Gobineau. Même dans Renan, j’ai été effaré, j’ai trouvé des pages absolument extraordinaires. Bien entendu, l’opinion publique déforme, vulgarise. Même les nègres… Je me rappelle encore, un jour où j’étais près de la bibliothèque Sainte-Geneviève : un grand type vient vers moi, un homme de couleur. Il me dit : ‘Césaire, je t’aime bien, mais il y a une chose que je te reproche. Pourquoi parles-tu comme ça de l’Afrique ? C’est une bande de sauvages. Nous n’avons plus rien à voir avec eux.’ Voilà ce qu’il m’a dit. C’est terrible ! Même les nègres en étaient convaincus. Ils étaient pénétrés de valeurs fausses. C’est contre cela qu’il s’agissait, et qu’il s’agit, encore, de réagir. Et puis un beau jour, Léopold Sédar Senghor a dit : ‘On s’en fout ! Nègre ? Mais oui, je suis un nègre ! Et puis après !’ Et voici comment est née la négritude : d’un mouvement d’humeur. Autrement dit, ce qui était proféré et lancé à la figure comme une insulte amenait la réponse : ‘Mais oui, je suis nègre, et puis après !’ »

 *Entretien avec Maryse Condé, écrivain guadeloupéen – Magazine Lire, juin 2004

QUELQUES ŒUVRES D’AIME CESAIRE

POESIE

— Cahier d’un retour au pays natal, in revue Volontés, Paris 1939 ; Bordas 1947 avec une préface d’André Breton écrite en 1943 ; Présence Africaine 1956 et 1971.

— Les Armes miraculeuses, Gallimard, Paris 1946

— Soleil cou coupé, Editions K., Paris 1948

— Corps perdu (illustrations de Picasso), Editions Fragrance, Paris 1949.

— Ferrements, Editions du Seuil, Paris 1960.

— Cadastre, Seuil, Paris 1961

— Moi, laminaire, Seuil, Paris 1982.

— Tropiques (avec René Menil), Jean-Michel Place, 1994

THEATRE

 — Et les chiens se taisaient, Présence Africaine, Paris 1956, 1989, 1997 ; paru dès 1946 dans « Les Armes miraculeuses », sous forme de poème.

— La Tragédie du Roi Christophe, Présence Africaine, Paris 1963, 1970.

— Une saison au Congo, Seuil, Paris 1973.

— Une tempête, Seuil, Paris 1969

ESSAIS

— Discours sur le colonialisme, Présence Africaine, Paris 1955. L’édition de 1973 est la sixième.

— Lettre à Maurice Thorez, Présence Africaine, Paris 1956.

— Toussaint Louverture – La Révolution française et le problème colonial, Club Français du Livre, Paris 1960 réédité par Présence Africaine en 1962.

— Premiers Pas pour une politique de la culture (avec Jacques Rabemanjara et Léopold Sédar Senghor), Présence Africaine, 1968

ANTHOLOGIE

— Aimé Césaire : pour aujourd’hui et pour demain, Sépia, 1995

— Anthologie poétique, Imprimerie nationale « La Salamandre », 1996

— Œuvres complètes (Discours, articles et textes, premiers inédits, réunis en trois volumes), Editions Desormeaux, 1976

Aboubacar Demba Cissokho

Dakar, le 17 avril 2016

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