FESNAC « Kaolack 2015 » : les recommandations du colloque

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La 8-ème édition du Festival national des arts et cultures (FESNAC) s’est tenue du 9 au 12 décembre 2015 à Kaolack, sur le thème « diversité culturelle et économie des terroirs : quel rôle pour la jeunesse ». Les participants au colloque de la manifestation ont suivi des communications sur trois sous-thèmes : ‘’potentialités culturelles et politiques de développement local’’, ‘’structuration et formation des acteurs culturels’’ et ‘’partenariat et financement de l’action culturelle décentralisée’’. Ils ont formulé une vingtaine de recommandations, proposant notamment une ‘’réforme’’ de l’institution en charge de la culture, pour la rendre « apte à porter les enjeux évolutifs » du secteur.

FESNAC

EN MATIERE DE POLITIQUE CULTURELLE

–Prendre toute mesure pour ancrer la culture dans les documents de référence de la politique nationale, notamment le PSE (Plan Sénégal émergent) et l’acte 3 de la décentralisation.

–Entreprendre une réforme de l’institution en charge de la culture pour la rendre apte à porter les enjeux évolutifs de la culture.

–Mettre en place une véritable industrie culturelle locale qui s’appuie sur des mécanismes endogènes.

EN MATIERE DE DECENTRALISATION ET DE DEVELOPPEMENT CULTUREL

 –Entreprendre un répertoire exhaustif du patrimoine culturel local et national pour favoriser le développement local, la création de richesses et d’emplois ; à cette fin, il est utile d’identifier, de structurer, de documenter et d’organiser les sites historiques et patrimoniaux.

–Renforcer le lien entre culture et tourisme pour une exploitation optimale des potentialités culturelles locales.

–Renforcer la présence d’événements locaux comme les festivals susceptibles de porter le développement économique et social des terroirs.

–Faciliter le partage d’expériences entre les festivals existants.

EN MATIERE D’INFORMATION ET DE STATISTIQUES

–Mettre en place des mécanismes visant à une meilleure connaissance du secteur de la culture et de son impact sur le développement économique et social de la nation, afin de mesurer de manière scientifique la place et l’apport de la culture au développement.

–A cet effet, il s’agira notamment, en ce qui concerne les festivals, de mettre en exergue les études d’impact ainsi que l’évaluation des manifestations.

EN MATIERE DE FINANCEMENT

–Etudier toutes les sources de financement de la culture, notamment pour les événements culturels, y compris certains financements innovants comme la finance islamique qui partage avec la culture certaines valeurs comme la solidarité, l’entraide, etc.

–Renforcer le dialogue et le partenariat avec les institutions de financement étatiques et privées aux fins d’une meilleure connaissance des spécificités de la culture par ces institutions.

EN MATIERE DE FORMATION ET DE STRUCTURATION

 –Mettre en place une véritable politique éducative dans le domaine culturel, intégrant tous les métiers de la culture.

–Renforcer la professionnalisation des acteurs et Des agents pour lutter contre l’informel et apporter une valeur ajoutée à l’économie.

–Intégrer dans la formation des acteurs et des agents des aspects liés à la gestion des projets.

–Mettre en place un dispositif de formation continue au niveau du ministère en charge de la culture.

–Aider les acteurs privés spécialistes dans les filières à mettre en place des dispositifs de formation qui pourront utilement compléter l’offre de l’Etat.

–Ajouter à la vocation des centres culturels régionaux celle d’incubateurs d’entreprises.

–Diversifier la formation culturelle en y intégrant des domaines connexes dignes d’intérêt comme l’économie et la sociologie, par exemple.

–Renforcer la structuration des acteurs pour faciliter la recherche de financement et le développement des filières.

EN MATIERE DE PARTENARIAT

–Renforcer le partenariat entre l’Etat et les collectivités locales et entre les événements culturels locaux et les collectivités locales.

–Renforcer le partenariat avec le milieu universitaire, les instituts de formation et l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

–Renforcer le partenariat entre le secteur de la culture et tous les autres secteurs de la vie nationale.

–La mise en œuvre de ces recommandations exige, en dehors des aspects matériels et financiers, une sorte de « révolution culturelle » aussi bien au niveau des acteurs que des agents, visant un changement en profondeur des mentalités et des pratiques.

Aboubacar Demba Cissokho

Kaolack, le 13 décembre 2015

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